La Valette – Description UNESCO

La Valette et ses environs fortifiés sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Description UNESCO : Ville de La Valette
« La capitale de la république de Malte est irrévocablement liée à l’histoire de l’ordre militaire et charitable de Saint-Jean-de-Jérusalem. La ville a été successivement dominée par les Phéniciens, les Grecs, les Carthaginois, les Romains, les Byzantins, les Arabes et l’ordre des chevaliers de Malte. Ses 320 monuments sur une superficie de 55 ha en font l’une des zones historiques les plus concentrées du monde.« 

« La Valette est pour l’essentiel une création idéale de la fin de la Renaissance. Son urbanisme cohérent, inspiré par les principes néoplatoniciens, est protégé par des murailles dotées de bastions qui ont été construites en fonction de la topographie naturelle du site et de la présence de grands monuments volontairement érigés à des emplacements bien spécifiques.

La capitale de la République de Malte est l’une des rares villes encore habitées à avoir conservé presque complètement sa physionomie d’origine, qui n’a plus changé depuis 1798, date à laquelle elle a été abandonnée par les chevaliers de l’ordre militaire et charitable de Saint-Jean-de-Jérusalem. Son histoire est indissociable de celle de cet ordre, mais elle a été occupée auparavant tour à tour par les Phéniciens, les Grecs, les Carthaginois, les Romains, les Byzantins et les Arabes.

La densité des constructions des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles à l’intérieur des confins de la péninsule fortifiée de La Valette est impressionnante ; c’est l’un des sites naturels les plus remarquables de toute la Méditerranée, dont les hauteurs dominent les ports de Grand Harbour et de Marsamxett Harbour. Après le grand siège de Malte de 1565, la ville nouvelle a été dessinée selon un plan orthogonal par l’ingénieur italien Francesco Laparelli de Cortone (1521-1570), dont l’œuvre fut parachevée par Girolamo Cassar. La fortification et le plan uniforme de la ville ont été inspirés par les principes architecturaux de la Renaissance italienne, en intégrant les techniques de planification urbaine contemporaines et les considérations esthétiques des théoriciens de l’urbanisme. Les constructions de l’ordre des chevaliers s’intègrent harmonieusement au réseau régulier dessiné par les rues : cathédrale Saint-Jean (1573, auparavant église conventuelle de l’ordre), palais du Grand Maître (fin du XVIe siècle), auberge de Castille et de León (1574), auberge de Provence (1571-1575), auberge d’Italie (1574), auberge d’Aragon et infirmerie de l’ordre (fin du XVIe siècle).

Ce souci d’intégration harmonieuse se manifeste aussi dans les grands édifices religieux comme Notre-Dame-de-la-Victoire (1566), Sainte-Catherine (1576) et le Gesù (1595). Les améliorations apportées par les ingénieurs et les architectes militaires du XVIIIe siècle n’ont pas perturbé l’harmonie de l’ensemble (auberge de Bavière, église du Naufrage-de-Saint-Paul, bibliothèque et théâtre Mancel, etc.). Les quelque 320 monuments historiques conservés dans une aire de 55 ha seulement forment la plus importante concentration de ce type au monde.

Le tissu urbain, au sein duquel mêmes les petites constructions n’ont pas subi d’altération majeure, est lui-même tout à fait remarquable. Au cours des XIXe et XXe siècles, l’influence de l’architecture anglaise s’est combinée de manière étonnante avec les structures locales plus anciennes, en créant ainsi des styles nouveaux et originaux (par exemple, les maisons étroites à bow-windows, qui s’adaptent bien au cadre urbain). De plus, l’état de préservation exceptionnel de son patrimoine fait de La Valette un exemple de conservation historique à l’échelle mondiale. »

Source : UNESCO/CLT/WHC – http://whc.unesco.org/fr/list/131/

_______________________

Info sur le livre : Malte – LA VALETTE – Parcours-promenades…
Un ouvrage qui se différencie des guides classiques. Il s’agit de parcours fléchés dans la capitale.
Nombreuses illustrations et nombreux détails (architecturaux, historiques, anecdotiques…).

Pour l’ensemble de  Malte, les guides classiques sont de bons compagnons de visite : « Le Routard », Lonely Planet, Guide Vert Michelin, Géo…
Le site de l’Office de Tourisme maltais (Visitmalta) est également riche d’informations.