Dans la presse… Le redressement de Malte, un exemple pour l’Europe ?

Le redressement de Malte, un exemple pour l’Europe ?
Article de Jean Jacques Netter (vice-président de l’Institut des Libertés)
Revue Atlantico, 20/10/2015.

 » Malte fait partie de l’Union européenne. Cette petite île de 27km de long sur 15km de large se trouve à environ 100km au sud de la Sicile et 300km au nord de la Libye. Elle devrait donc être touchée par le phénomène migratoire que l’on constate partout en méditerranée. Ce n’est pas du tout le cas, pour les raisons suivantes :

L’Histoire d’abord. Les Hospitaliers de Saint Jean ont toujours été depuis 1090 les défenseurs de la chrétienté contre l’islam. En 1565, Malte et les Chevaliers de l’Ordre de Malte repoussent les Ottomans après un siège absolument interminable qui voit s’opposer 60 000 Ottomans et barbares à 400 chevaliers. Après une résistance héroïque le français Jean de La Valette, à la tête des chevaliers, remporte la victoire. Elle met fin à l’expansion ottomane et ouvre la voie peu de temps après, en 1571, à la victoire de la bataille de Lépante.
L’islam a été repoussé par l’Occident.
Cette histoire est en général racontée à l’envers dans les livres de classe. On préfère insister sur le caractère guerrier des croisades pour que les chrétiens d’aujourd’hui pratiquent la repentance…

Pendant la Seconde guerre mondiale, Malte a été deux fois plus bombardée par les Allemands que Londres pendant le blitz. La résistance des Maltais a permis encore une fois d’inverser le cours de l’Histoire, car les alliés ont été en mesure grâce à eux de reconquérir l’Afrique du Nord. D’ailleurs, les Etats-Unis viennent d’installer un tout nouveau centre de surveillance des communications très sophistiqué, pour identifier tous les mouvements et toutes les communications dans toute la Méditerranée.

L’économie ensuite. Malte a une croissance supérieure à 5%, un Etat très peu endetté avec une dette détenue à 95% par les épargnants maltais. Le Premier ministre travailliste Joseph Muscat vient d’annoncer qu’il allait baisser pour la troisième année consécutive la pression fiscale et ramener la tranche marginale d’imposition à 25%. Il n’y a pas de taxe foncière, pas de taxe d’habitation et surtout pas droit de succession. Cela intéresse bien évidemment un certain nombre d’Européens, à qui le gouvernement offre le statut de résident fiscal à tout investisseur qui s’engage à dépenser au moins 350 000€ dans l’immobilier pendant au moins cinq ans, ou louer une propriété pour au moins 16 000 € par an pendant la même période. Ceux qui souhaitent acquérir la citoyenneté maltaise doivent contribuer à hauteur de 650 000 € au Fonds national et social de développement. Le pays ne souhaite pas en effet, payer les frais médicaux, dont la qualité est considérée comme très bonne et les pensions de retraite à des citoyens qui n’ont pas cotisé dans ses régimes sociaux. Le dispositif est considéré comme un des meilleurs d’Europe, le tout dans un cadre de droit anglais très pragmatique avec une administration particulièrement accueillante. Son exemple pourrait inspirer de nombreux hommes politiques en Europe.

La défense des valeurs chrétiennes enfin. L’influence de l’Ordre de Malte aujourd’hui a pour conséquence qu’aucune concession n’est faite à l’égard de l’islam. Comme les migrants le savent, ils ne viennent pas s’échouer sur les côtes de l’île de Malte. Voilà donc un pays qui, après avoir été malmené, par le socialisme de Dom Mintoff dans les années 70, se redresse très bien.  »

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